vendredi 28 avril 2017

Et le 23 avril ? Et le 7 mai ?

Par curiosité, je suis aussi allé voir ce qui était arrivé le jour du premier tour de l'élection présidentielle et celui du second.

Pour le 23 avril, deux grands quittaient la scène (le même jour et en plus la même année : 1616) : William Shakespeare et Miguel de Cervantès. Ceux-là, on les regrette encore !

Pour le 7 mai, capitulation de l'Allemagne hitlérienne signée par le général Jodl, à Reims. Aucun commentaire !

28 avril

Il y a longtemps que je n'étais pas allé sur ce site qui fourmille d'infos sur ce qui s'est passé tel ou tel jour. Intéressant et drôle parfois. Ainsi, pour aujourd'hui, 28 avril, y apprend-on qu'en 1789 eut lieu la mutinerie du Bounty, en 1920 l'investiture de la France par la Société des Nations pour un mandat sur le Liban et la Syrie, en 224, l'assassinat d'Artaban IV (non, ce n'est pas celui qui était fier !), dernier souverain de la dynastie des Arsacides par Ardashir, un roitelet perse (trop long à vous expliquer).

Mais Artaban IV n'est pas le mort le plus illustre de ce jour du 28 avril. Et parfois, l'histoire (ou la nécrologie) fait des rapprochements assez surprenants. Ainsi c'est aussi l'anniversaire de la mort de Sainte Catherine de Sienne (1380), de Benito Mussolini (1945) et de Jules Bonnot (1912). Sur les trois, deux ont tout de même été aidés pour passer l'arme à gauche (à vous de deviner lesquels !). Et, puisque l'on parle de gauche, pendant ce temps-là, Maurice Thorez naissait (1900)

jeudi 27 avril 2017

Juste avant l'hiver

Non, non, je n'ai pas tourné la carte : je sais que nous sommes au printemps (encore qu'avec le temps de ces jours-ci à Lyon, on pourrait en douter). J'ai simplement repris mon rythme un peu plus rapide de lecture avec ce roman acheté pour deux mots, en quatrième de couverture : Prague, 1969.

Encore une fois, auteur de moi inconnue : Françoise Henry. Un café sur les bords de la Vtlava (pour d'autres la Moldau), une patronne vieillissante qui épie son personnel, en particulier une serveuse slovaque, jeune et fraîche qui la fascine et l'horripile à la fois. L'invasion des chars russes et la fin du printemps de Prague. Un immense amour qui naît et finit tragiquement.

Les premières pages m'ont inquiété : écriture plate, "je" du narrateur (la patronne), phrases courtes, pas de saillies de langage. Pourtant, j'ai vite accroché parce que le ton de la narration est exactement celui qu'il fallait pour raconter cette histoire.

Parce qu'aussi, je me rappelais, au début des années soixante-dix, l'arrivée d'une amie tchèque et de sa famille que nous avions accueillies quand ils fuyaient leur pays, je me rappelais leur façon de décrire leur ville, évocation pleine de poésie et d'amour qui a provoqué en moi le désir du voyage, je me rappelais mon premier séjour là-bas, au début des années quatre-vingt dix, la joie que l'on croisait partout malgré le manque de nourriture, l'étrange ressemblance topographique de Prague avec Lyon, le soldat devant le palais présidentiel dansant avec une de mes amies, les dessins qu'avait faits une autre de mes amies et dont elle m'offrit certains plus tard, en particulier, devant l'église du Tyn, la place plongée dans le noir par une panne d'électricité et le violet profond du ciel ce soir-là.

Moments de grand bonheur loin de l'ambiance des années 60 présente dans le roman.
(Françoise Henry, Juste avant l'hiver. Ed. Grasset.)

mercredi 26 avril 2017

Rite

Depuis quelques années, nous avons, avec Marie-Claire, institué une sorte de rite : manger ensemble le jour de la Saint-Marc. C'était hier soir.

Vers dix-neuf heures, la pluie s'était calmée, juste une sorte de crachin rachitique. J'ai donc décidé de me rendre à pied jusqu'à son domicile lyonnais. Le choix du restaurant s'est porté sur le même que l'an dernier, dans le sixième arrondissement. Pas un bouchon mais tout comme. J'ai opté pour un œuf poché sur lit de jeunes feuilles d'épinards et un cassoulet de cuisses de lapin et saucisses de Morteau. Et puis le chariot de desserts, bien sûr. 

Conversation calme, je dirais même douce, comme toujours avec elle et en toute confiance. Quand nous sommes sortis, la pluie avait repris, très fort. Je l'ai raccompagnée jusqu'à sa porte, juste au moment où sa fille arrivait. Elle a aujourd'hui un peu plus de trente ans. La dernière fois que je l'avais vue, c'était une toute petite fille qui, si je me souviens bien, s'était installée au fond de la salle où nous faisions un conseil de classe et avait sagement attendu maman avec un livre à colorier. Aujourd'hui, c'est une jeune femme, mince et dynamique.

Je suis rentré sous la pluie et le froid, tout heureux d'avoir emporté un parapluie pour une fois, moi qui ne m'embarrasse jamais de ce truc encombrant. Mais, une ville, la nuit et sous la pluie, c'est beau !

mardi 25 avril 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (184)

Ella ! Elle aurait eu 100 ans aujourd'hui (1917-1996). Bon anniversaire, Madame. J'adore ce morceau !


Fontamara

Auteur (Ignazio Silone) et titre inconnus. En achetant ce roman à Emmaüs, mon fournisseur habituel maintenant, je pensais, après avoir lu la quatrième de couverture reprenant un passage de la préface de Maurice Nadeau, tomber sur un livre politique sévère analysant la montée du fascisme en Italie pendant les années trente. Pourquoi pas ? Après la chute du nazisme, la montée du fascisme me semblait une suite logique.

En fait, ce livre est aussi "simple" qu'est lourd celui de Littell : la révolte des cafoni, petits paysans ruinés des Abruzzes contre les grands propriétaires terriens. Révolte racontée par l'un d'eux, ou sa femme, ou vers la fin son fils, avec des mots de paysans, une vision du monde de paysans, encore assujettis à l'ordre monarchique et ecclésiastique alors qu'un ordre nouveau est en train de s'installer.

J'ai pensé en le lisant au film de Roberto Begnini, La Vie est belle. Et c'est pour moi un grand compliment. La même profondeur du sujet et la même façon "décalée" de le traiter avec, partout, l'humour, la pudeur, pour accentuer l'horreur.

Fontamara est le premier roman de Silone, écrit en 1930 à Davos, en Suisse, par cet écrivain ayant fui l'Italie fasciste, et publié en 1933.
(Ignazio Silone, Fontamara. Ed. Grasset. Trad. de Jean-Paul Samson et Michèle Causse.)

lundi 24 avril 2017

Momentini

- Rencontré mes nouveaux voisins au bureau de vote dimanche. Sur trois bureaux, deux pratiquement déserts et vingt minutes d'attente au troisième. Devinez auquel j'étais ?

- Encore des ennuis de connexion avec la fibre, et ce malgré l'intervention téléphonique (3/4 d'heure) d'un  technicien ! Je vais être obligé de retéléphoner !

- Entrepris le nettoyage (annuel, je pense) de mes vitres. J'aime toujours autant ça ! Acheté des lingettes "magiques" : pas plus efficaces que le reste ! Me reste encore deux fenêtres. Je distille le plaisir !

- Pour échapper au blabla post électoral de la télé, me suis mis sur Arte pour voir La Porte du paradis, de Cimino. Dix minutes et me suis endormi profondément ! Fait pas bon vieillir !