dimanche 22 octobre 2017

Détournement (3)

Et celui-ci, il ne vous plaît pas ?

- Mâcher ses mots, ça devient difficile en vieillissant ! 

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (200)

Pour le deux-centième numéro de cette rubrique, il fallait bien la Reine et ce morceau de musique aimé entre tous !


samedi 21 octobre 2017

Détournement (2)

Deux petits nouveaux, à ce jour :
- Jeter son dévolu, oui, mais penser au recyclage !
- Avoir l'angoisse de la page blanche, c'est embêtant quand on est constipé ! 

Ete indien (5)

Fin de la promenade. La boucle de la Saône est toujours aussi belle au soleil tombant, la place des Terreaux regorge de clients aux terrasses et la fontaine Bartoldi, restaurée retrouve peu à peu sa place. Dans l'immeuble que j'habitais Avenue de Saxe, un nouveau nom remplace celui de mon ancienne voisine du dessus, une vieille fille un peu revêche au chignon d'institutrice d'antan qui avait réuni plusieurs chambres de bonnes pour s'y installer un confortable appartement.
 



Et puis, un peu partout, il y a les gens, si semblables et différents à la fois.



Métronome

On a beaucoup parlé de ce livre de Lorant Deutsch, passionnant selon les uns, très contestable selon les autres. Le frère de ma voisine me l'ayant donné, j'ai pu me faire une idée. Prendre pour point de départ d'un survol de l'Histoire de France les stations de métro parisiennes est assez original et excitant pour la curiosité.

J'ai d'ailleurs été passionné par certains passages, dans les premiers chapitres en particulier (les chapitres remontent l'histoire, des gaulois au XXI° siècle). J'ai aussi appris un certain nombre de choses sur cette Histoire de France que je croyais connaître assez bien. Sidéré aussi, par exemple, de voir écrit qu'un cachot souterrain de l'ancienne forteresse de la Bastille avait été sauvé de la destruction et qu'il servait de cave à un magasin du quartier.

Pourtant, au fil des pages, l'intérêt s'est émoussé. Peu à peu, le lien avec les stations de métro se distend. Certains détails ("au numéro X de la rue Y") sont davantage destinés aux parisiens eux-mêmes qui ont la possibilité d'aller vérifier sur place et le récit de l'Histoire de France devient de plus en plus succinct. Mais cela tient sans doute à la forme adoptée pour ce récit.

Il me semble avoir entendu quelque part que Deutsch avait l'intention d'écrire le pendant avec les rues et l'histoire de Lyon. Si c'est vrai, j'attends ce nouvel opus avec impatience.
(Laurant Deutsch, Métronome. Ed. Michel Lafon.)

vendredi 20 octobre 2017

Ete indien (4)

Si je délaisse Saint-Jean et tous ses touristes, je m'intéresse plus longuement à Saint-Paul, église que je n'ai jamais réellement visitée et que j'ai la chance de trouver ouverte, avec un système d'éclairage entièrement refait et quelqu'un pour m'accueillir : un haut-savoyard disert mais intéressant avec qui je bavarderai près d'une heure, oubliant du coup de faire toutes les photos que je voulais faire.

Des trois églises du Vieux Lyon (Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul), c'est sûrement celle que l'on connaît le moins, malgré le filme de Tavernier, L'Horloger de Saint-Paul, où Noiret a son échoppe dans le quartier. Elle est d'ailleurs coincée entre une gare qui la domine et les hautes bâtisses du quai de Saône qui la masquent en grande partie.

Au passage, je jette un œil à la boutique de cette mère d'élève brésilienne qui m'avait proposé d'écrire un récit sur ma carrière d'enseignant et dont, subitement, je n'ai plus eu de nouvelles : rien ! Le nom a disparu et la boutique est maintenant un centre de tatouage. Dossier clos donc.

Avant d'arriver à l'église et à la place Gerson, je m'arrête devant la statue de l'homme qui donne son nom à la place : Jean de Gerson, statue mal mise en valeur dans une niche du mur de soutènement de la gare. Je n'avais jamais fait très attention à ce personnage. Il s'agit d'un théologien et prédicateur des XIV° et XV° ayant eu un rôle majeur dans les troubles politiques opposant Armagnacs et Bourguignons et dans la crise du Grand Schisme d'Orient. A la fin de sa vie, il se réfugia à Lyon, au couvent des Célestins (démoli depuis) et enseigna aux enfants pauvres.



Saint-Paul est une des plus anciennes églises de Lyon : construite au VI°, elle est endommagée par les Maures au VIII°, restaurée au IX°. Elle est reconstruite du XI° au XII° sur un plan basilical et beaucoup remaniée par la suite, notamment à l'époque gothique et gothique tardif et au XVII° et XVIII° (et même au XIX° et au XX°). Église très composite donc mais intéressante à visiter.



Voûte à clés pendantes de la chapelle du Crucifix (détail assez rare, paraît-il)

Anciennes fresques découvertes lors de travaux





Intéressant vitrail moderne représentant la fuite en Égypte
Médaillons elliptiques représentant des anges musiciens (1490, chapelle Saint-François-Xavier)
Cénotaphe de Gerson avec ses villes et dates de naissance et de mort (qui m'ont fait sursauté, pour les villes et pour un habitant de Lyon).


jeudi 19 octobre 2017

Ete indien (3)

Suite de la promenade : de Bellecour à Saint-Jean (Vieux-Lyon), il n'y a qu'un pas par dessus la Saône. J'aime particulièrement cette rivière en automne, en fin de journée. Pas de photos de la cathédrale : je l'ai déjà mitraillée plusieurs fois et c'est une autre église que je comptais visiter plus longuement. Pour y aller, flânerie dans les traboules, en général fermées au public l'après-midi, mais il suffit d'attendre qu'un habitant de l'immeuble en sorte. Et j'ai eu de la chance !