samedi 16 décembre 2017

A méditer ce week-end

Une citation de Jacques Brel, lors d'une interview :

" Un homme passe sa vie à compenser son enfance."

D'accord ou pas, on peut s'interroger.

vendredi 15 décembre 2017

Dans les profondeurs

Je ne sais pas si c'était la pleine lune, mais j'ai passé une sale nuit truffée de sales rêves.

Dans le premier, je descendais sous terre à la recherche de je ne sais quoi, accompagné d'un homme et d'une femme. A un moment, ils se sont arrêtés pour observer quelque chose et j'ai continué, poussé par la curiosité. Autour de moi, un décor digne du Jules Verne de Voyage au centre de la terre : des passages étroits et de vastes salles, une encoignure où poussait un arbre nain et vivant, agitant ses branches comme des bras. Plus loin, une immense cavité aménagée en salle à manger où était dressée une table couverte de poussière et de toiles d'araignées. Après, j'essayais de retrouver mes compagnons mais n'y parvenais jamais, ce qui a fini par me réveiller.

Après un petit pipi (je précise que je me suis levé pour ça !), je me suis rendormi pour retrouver à peu près les mêmes frayeurs, sauf que cette fois-ci, j'étais seul et perdu dans un tout autre décor, fait de murs très hauts et lisses, sans aucune décoration. Et, à nouveau, je n'arrivais pas à trouver la sortie. Je me suis réveillé fourbu, comme si effectivement j'avais, pendant la nuit, parcouru des kilomètres.

Ce qui me surprend le plus, c'est que ce n'est pas la première fois que je fais dans la même nuit, à deux reprises quasiment le même rêve.

La belle Vie ou les aventures de Mr. Pyle, gentllhomme

Voilà bien encore un gros pavé dont je n'étais pas sûr d'arriver à bout. Trouvé à Emmaüs, il m'avait attiré par son titre. Or, c'est beaucoup plus sérieux que je ne le pensais : les voyages d'un "ambassadeur" américain en Europe au temps des guerres napoléoniennes, principalement en Prusse, Allemagne, Autriche et Pologne.

La première partie se passe dans les salons, châteaux et bordels de cette Europe en sursis à essayer de savoir qui, finalement va s'allier avec qui (la Russie n'est pas absente non plus du tableau). Et ce n'est pas franchement la plus intéressante.

La deuxième voit de sombres nuages arriver jusqu'à la guerre et les batailles de Iéna et d'Auerstedt (dont je n'avais jamais entendu parler auparavant). On y retrouve tous les rois, princes et autres comtes de la première partie sur les routes, emmenant les bataillons à l'hécatombe. Et là, ça devient intéressant. On peut même dire que, dans certaines pages, il passe un souffle épique qui n'est pas sans rappeler Hugo ou Stendhal. Goethe, quant à lui, qui apparaît dans ce roman n'y est pas présenté comme un personnage sympathique.
(Alessandro Barbero, La belle Vie ou les aventures de Mr. Pyle, gentilhomme. Ed. Gallimard. Trad. de Thierry Laget.)

jeudi 14 décembre 2017

Musique et cinéma

Une nouvelle rubrique. J'aime la musique, j'aime le cinéma. Pourquoi ne pas associer les deux ? D'autant qu'il suffit parfois de quelques notes entendues pour revoir les images qui nous ont marqués.

Macadam Cowboy (1969), de John Schlesinger,a été pour moi un choc lorsque je l'ai découvert quelques années après sa sortie. Jon Voight y incarne un cow-boy du Texas venu à New-York pour y tenter une carrière de gigolo. Faute d'y parvenir, il devient le compagnon de galère d'un petit escroc infirme (Dustin Hoffman). Pour moi, qui ai toujours adoré les westerns, le mythe de l'héroïque pionnier des vastes plaines américaines en prenait un sacré coup.
 

mercredi 13 décembre 2017

Culte, qu'ils disent

Ces jours-ci, j'ai vu à la télévision deux films dits culte par certains : L'Ange bleu, de Sternberg (1930), et Star Wars (épisode 1), de Lucas (1999). Je n'avais jamais vu le premier intégralement et rien du second.

Pour l'Ange bleu, un peu déçu : cela est encore très proche du cinéma muet et les attitudes de certains personnages (dont le professeur Unrat, censé être la vedette du film) trop outrées. De plus, pourquoi m'étais-je mis dans la tête que Marlene Dietrich y chantait Lili Marleen ? Une Marlene Dietrich un peu replète qui a bien fait de vieillir.

Pour Star Wars, c'est un peu comme pour Harry Potter : disons que je ne voulais pas mourir idiot, ou plutôt que je voulais me forger mon avis personnel face aux louanges dithyrambiques que j'entends depuis des années. Harry Poter m'avait séduit. Star Wars ne m'a pas déplu, en particulier pour le mélange de science-fiction et de fantastique que j'y ai découvert et pour l'humour. Un exemple : lors de la course des "modules" gagnée par Anakin Skywalker, le journaliste présentateur à deux têtes. Cela m'a immédiatement rappelé le duo Larqué-Roland ("Tout à fait, Thierry") qui a sévi pendant des années à la télévision, avec le même langage vide,  lors de la retransmission de matches de foot. Je pense bien regarder le deuxième épisode la semaine prochaine.

mardi 12 décembre 2017

Les vignettes

Depuis quelque temps, Casino offrait un certain nombre de vignettes à coller sur un "collector". Un peu radin, Casino, car quelques produits seulement donnaient droit à ces vignettes. Mais j'ai des "copines" dans les caissières et mes amis Frédéric et Jean-Claude en ont aussi dans leur magasin. Ce qui fait que, dans les temps voulus, j'ai pu ainsi récupérer trois collectors pleins et donc trois peluches que je destine aux arrière-petits-enfants de Maria. Je ne sais pas si ce n'était pas elle, l'arrière-grand-mère qui était la plus contente à l'annonce de la nouvelle.

Cela m'a rappelé, dans mon enfance, les images d'animaux qui se trouvaient dans des tablettes de chocolat (Poulain, je crois) et que nous collions dans de jolis albums, découvrant ainsi d'autres espèces que chèvres et moutons que nous gardions journellement.

Ma mère, elle, récupérait des points dans des paquets de café et pouvait, au bout d'un certain temps, s'offrir à moindre frais du petit électroménager, cafetière par exemple, ou des boîtes à sucre décorées.

Mais le plus beau de ce genre de souvenirs, ce sont les petits bouts de carton (je ne sais plus dans quels produits ils se trouvaient), pas plus grands que des pièces de puzzle, qui représentaient des régions françaises ou des pays du monde. Je crois bien que ce fut mon premier contact avec la géographie et, peut-être, ce qui m'a donné le goût des atlas et celui des voyages.

lundi 11 décembre 2017

Détournement (7)

- Être fait comme un rat, est-ce ressembler à Rocco Siffredi ?

- Quand il y a querelle de clocher, on se fait sonner les cloches.

- Essaimer, c'est faire la politique de l'autre ruche ?