dimanche 15 janvier 2017

Projet

Ça y est, cette fois, c'est presque sûr : cet été, ce sera la Normandie. Un très ancien ami habitant Paris et à qui j'avais demandé s'il accepterait de nous louer sa maison secondaire, dans les terres,  tient à nous la prêter gratuitement. Si j'ai bien compris, elle se situe dans le Pays d'Auge et, à voir les quelques photos qu'il m'a envoyées, me semble très coquette.

Reste à élaborer le trajet avec, peut-être, une halte nocturne en cours de route pour reposer le chauffeur. Hier soir, chez Jean-Claude, nous avons commencé à consulter des sites pour connaître les incontournables à visiter. Mais si mes lecteurs bretons (donc voisins) ont des idées, qu'ils ne se gênent surtout pas pour m'en faire part.

Et puis, ce sera pour moi comme un retour aux sources : il paraît que mon nom est d'origine normande (lors du séjour à Paris de ma sœur, elle habitait un immeuble où deux autres locataires portaient le même, et tous les deux normands. Et puis un dictionnaire des noms de famille me dit exactement la même chose).

Mon grand oncle avait débuté un arbre généalogique qu'il avait réussi à remonter jusqu'au début du XIX° siècle. Après, plus rien dans la région stéphanoise. Or c'est justement à cette époque que, pour construire la première ligne de chemin de fer marchandises (entre Saint-Étienne et Andrézieux) en 1823, la compagnie avait fait appel à des ouvriers... normands.

Alors voilà, je peux dire : mes ancêtres les Vikings, même si physiquement, ça ne colle pas vraiment. Mais bon, les Normands sont aussi passés par la Sicile !

samedi 14 janvier 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (174)


Vade retro, retro !

Enfin, me disais-je in petto un hommage à Michèle Morgan sur une chaîne publique ! C'était hier soir sur France 3. Plein de bonne volonté, je me suis installé avec Frédéric devant la télévision. Las, j'ai vite déchanté : hormis dans ses interviews de vieillesse, la belle m'a paru un peu chochotte, voire très Marie-Chantal, posant davantage qu'elle ne se montrait sincère, à mon avis.

Et puis que ces extraits de films m'ont paru mièvres et compassés ! Je garde une petite tendresse pour Fortunat, sans doute à cause de Bourvil, bouleversant dans son rôle. Mais Dieu que La Symphonie pastorale, avec Pierre Blanchar, a vieilli ! A revoir ces images, j'ai ressenti la même déception qu'à la relecture, il y a peu, du roman qui m'avait pourtant tellement bouleversé dans ma jeunesse. Il vaut mieux, parfois, ne pas se retourner.

vendredi 13 janvier 2017

Creusez vous les méninges !

Cette manie absurde de rajouter un "e" à un nom de métier masculin pour le féminiser ! Auteur, par exemple, devient "auteure", que je trouve particulièrement laid. Mais pourquoi pas lorsque le féminin n'existe pas, ou se cache dans le masculin. On pourrait tout aussi bien d'ailleurs ne changer que l'article, comme pour élève par exemple.

Mais l'autre jour, j'ai eu l'impression de toucher le fond en voyant écrit "collaborateure" ! J'étais pourtant absolument persuadé que collaboratrice existait. Je devais sans doute me tromper ! Pour moi, c'est de l'absolue imbécillité !

A ce moment-là, Mesdames ces féministes que je n'aime pas parce que les vrais problèmes des femmes, leurs vraies priorités, ne sont pas là, mais où d'autres, plus intelligentes et moins snobinardes que vous, les situent et se battent, pourquoi ne pas se lancer et créer de nouveaux mots, des beaux, des évocateurs, des qui font rêver, des bien à vous, plutôt que de toujours, bien que vous en ayez, prendre le masculin comme référence ?

Les Filles de l'ombre

En quittant un roman aussi passionnant que celui de Mendoza, il est toujours difficile d'en choisir un autre. Trop intéressant, il nous fait vite oublier le précédant. Trop quelconque, il nous ennuie. Alors, comme souvent dans ces cas-là, j'ai opté pour un livre court, sans grand danger donc. Un recueil de nouvelles de surcroît. Pas le temps de se créer un nouvel univers.

Les Filles de l'ombre sont l’œuvre de Mathieu Térence  qui, pour lui, a obtenu en 2002 le Prix de la Nouvelle de l'Académie française. Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur et je crois bien que je vais en rester là avec lui.

Dix histoires courtes donc au style souvent alambiqué et profondément réfrigérantes, à la limite du malsain. Je ne déteste pas en lisant un peu de cet épice-là, comme chez Yoko Ogawa qui sait si bien le doser. Mais là, ça ne prend pas. La trop grande sophistication tue tout. Bref, je me suis profondément ennuyé.
(Mathieu Térence, Les Filles de l'ombre. Ed. Phébus libretto.)

jeudi 12 janvier 2017

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Sueurs froides

Je l'avais appelée pour lui adresser mes vœux. Je l'avais trouvée un peu froide, disons distante. Peut-être à cause d'un silence un peu prolongé de ma part. Après tout, elle était l'ancienne infirmière de ma mère et s'est occupée d'elle, même après avoir pris, elle, sa retraite.  Mais que lui dire ? Ce n'est pas vraiment une proche et pas du tout une intime.

Elle m'avait dit avoir des problèmes avec son nouvel opérateur téléphonique : depuis qu'elle est passée chez Free, son portable ne fonctionne plus, soit depuis trois semaines. Je lui ai appris l'existence d'une boutique, la première sur Lyon. Elle y est allée, et on l'a installée devant un ordinateur, elle qui n'en a même pas un à domicile, et laissée se débrouiller seule.

Elle m'a rappelé pour m'en faire part et pour me demander de passer chez moi pour que je règle ça sur mon propre ordinateur. Là, sueurs froides : je ne suis pas tout à fait une bille mais pas loin. Alors, je lui ai proposé que nous retournions ensemble à la boutique, en lui conseillant de bien prendre avec elle tous ses codes ci ou ça. C'est ce que nous avons fait cet après-midi.

Et là, j'ai compris pourquoi, hier, elle avait été mise sur la touche. Lorsqu'on lui a demandé la raison de sa visite, elle a lancé un agressif : "Je voudrais bien que ça marche !". Tête de l'employé qui, à toutes ses questions, s'entendait répondre la même chose : "Je voudrais bien que ça marche !", sur un mode de plus en plus sec.

Alors, j'ai pris la parole, plus poliment, et tenté d'expliquer ce que j'avais réussi à comprendre. On nous a orientés sur un autre employé qui a fini par découvrir que son appareil, déjà ancien, fonctionnait très bien mais n'avait pas été débloqué par Orange. Re sueurs froides ! Je la voyais déjà me demander de l'accompagner chez Orange ! Alors, je lui ai suggéré d'acheter un autre portable à la Fnac toute proche. Elle en a choisi un à 9 euros 99, le moins cher mais qui lui conviendra parfaitement, vu l'usage qu'elle en fait.

Après encore un épisode pour comprendre comment insérer sa carte sim dans le nouvel appareil (et ce n'était vraiment pas évident, même pour le vendeur), voilà que tout fonctionne ! Ouf ! J'aime ces après-midi de merde !